Comparatif
Demenagia ou le module de preuve de votre logiciel d’exploitation
Beaucoup d’entreprises de déménagement ont déjà un logiciel qui fait le devis, le planning, la facturation, parfois une preuve de livraison avec une photo et une signature. La tentation est de s’en contenter, et elle est raisonnable: une brique de plus, c’est un compte de plus et une habitude de plus. Ce comparatif dit franchement où ces modules tiennent le choc et où ils décrochent, quand le sujet devient la casse refacturée.
Le comparatif poste par poste
| Critère | Demenagia | le module de preuve de livraison du logiciel d’exploitation |
|---|---|---|
| Périmètre couvert | La preuve, du premier scan à la réponse au litige, rien d’autre | Devis, planning, facturation, et parfois une preuve de livraison |
| Saisie en cave et en parking souterrain | Totalement hors ligne, synchronisation au retour au dépôt | Souvent une connexion exigée pour valider une étape |
| Photos par bien | Trois vues guidées par bien, scellement refusé s’il en manque | Une ou deux photos par tournée, généralement facultatives |
| Intégrité des images | Empreinte calculée à la prise de vue, dossier verrouillé à la signature | Images stockées, modifiables selon les droits des utilisateurs |
| Documents du déménagement | Lettre de voiture et déclaration de valeur conformes au contrat type | Bon de livraison de transport, rarement le contrat type déménagement |
| Compteurs légaux après livraison | Dix jours ou trois jours choisis selon la nature de l’opération | Absents la plupart du temps |
| Réponse à une refacturation | Pack de contestation et modèles de réponse motivée | Export brut à mettre en forme soi même |
| Cloisonnement par donneur d’ordre | Dossiers et exports séparés en formule Affrètement | Variable, souvent tout ou rien |
| Prise en main par un chef d’équipage | Scan, trois vues, signature, sans saisie clavier obligatoire | Écrans dessinés pour l’exploitation, pas pour des mains gantées |
| Mise en place | Import des tournées du jour en fichier tableur | Déjà en place, aucun ajout à faire |
Un outil de preuve n’est pas un logiciel d’exploitation
Les deux objets ne répondent pas à la même question. Un logiciel d’exploitation répond à qui roule demain, avec quel camion, pour quel montant. Un collecteur de preuves répond à dans quel état ce meuble est monté dans le camion, à quelle heure, et qui l’a signé. Le premier est construit autour d’un dossier commercial, le second autour d’un bien physique et de son étiquette. On peut faire cohabiter les deux, mais on remplace difficilement l’un par l’autre.
Autant le dire tout de suite: Demenagia ne fait ni le devis, ni le planning, ni la facture, ni la paie. Ce n’est pas un logiciel d’exploitation et cela ne le deviendra pas. Si vous cherchez à réduire le nombre d’outils dans l’entreprise, c’est un argument contre nous, et il est honnête. La question à se poser est plus simple: combien vous a coûté la casse refacturée l’an dernier, et votre outil actuel vous a-t-il permis d’en refuser une seule.
Les trois points où les modules décrochent
Le premier est le réseau. Beaucoup de modules de preuve de livraison ont été pensés pour de la messagerie, où l’on livre sur le pas de la porte avec quatre barres. En déménagement, la preuve se prend en cave, dans un parking souterrain ou dans une cage d’escalier en pierre. Si une étape exige une connexion pour se valider, l’équipage la saute, et la seule chose qui reste au dossier est une signature sans photo, c’est à dire rien du tout.
Le deuxième est le caractère obligatoire des vues. Une photo facultative par tournée n’est pas une preuve, c’est un souvenir. Le troisième est le compteur: presque aucun module ne distingue les dix jours de réserves du client en déménagement des trois jours de la protestation motivée en transport de marchandises, dimanches et jours fériés non compris. Or c’est ce détail qui fait perdre les dossiers, bien avant la question de savoir qui a abîmé le plan de travail.
Faire cohabiter les deux sans double saisie
L’exploitation reste dans votre logiciel: c’est là que se construisent le planning et la facture. Les tournées du jour s’importent en fichier tableur, ce qui évite de ressaisir les clients, les adresses et les étages. Sur le camion, le chef d’équipage n’ouvre qu’un seul écran, celui du scan et des trois vues. Au dépôt, l’exploitant retrouve les dossiers synchronisés et n’a rien à recopier: le PDF chronologique se rattache au dossier commercial existant.
Le partage des rôles se fait naturellement en deux semaines. Le bureau vit dans le logiciel d’exploitation, le quai vit dans le collecteur de preuves. Le seul point de contact est le numéro de dossier, repris à l’import. Les statistiques de sinistralité par équipage et par donneur d’ordre, elles, n’existent nulle part ailleurs: c’est ce rapport que votre courtier vous réclamera le jour où vous voudrez discuter votre franchise et votre cotisation.
Quand l’alternative reste le bon choix
Si votre logiciel d’exploitation gère déjà une preuve de livraison avec plusieurs photos horodatées rattachées à chaque bien, qu’elle fonctionne sans réseau et que vos équipages s’en servent réellement, n’ajoutez rien. C’est aussi le bon choix si vous ne subissez aucune refacturation de casse, par exemple en déménagement de particuliers sans donneur d’ordre intermédiaire. Et si votre priorité de l’année est de sortir du tableur pour le planning et la facturation, commencez par là: la preuve viendra ensuite.
Le verdict
Un module de preuve de livraison couvre le geste de la signature. La casse refacturée se joue avant, au chargement, et après, sur le compteur légal. Tant que ces deux extrémités ne sont pas tenues, le module vous laissera payer des retenues que vous auriez pu refuser. Demenagia ne remplacera pas votre logiciel d’exploitation, il prend en charge la seule partie qu’un logiciel commercial n’a jamais eu vocation à traiter.
Questions frequentes
- Faut-il abandonner notre logiciel d’exploitation actuel
- Non, et ce serait une mauvaise idée. Demenagia ne fait ni le devis, ni le planning, ni la facturation, ni la paie: il n’a rien à proposer sur ces sujets. Les deux outils se partagent le travail, l’exploitation d’un côté, la preuve de l’autre, avec le numéro de dossier comme point de contact. Aucune entreprise n’a intérêt à changer son logiciel de gestion pour régler un problème de casse.
- Comment éviter que les équipages saisissent deux fois la même chose
- Les tournées du jour s’importent en fichier tableur depuis votre logiciel, avec les clients, les adresses et les étages. Le chef d’équipage n’ouvre donc qu’un seul écran sur le camion, celui du scan et des trois vues, et ne ressaisit rien. Au dépôt, le dossier scellé s’exporte en un PDF chronologique unique que vous rattachez au dossier commercial existant, sans recopier l’inventaire.
- Notre donneur d’ordre impose son application de livraison, est-ce compatible
- Cela arrive de plus en plus souvent sur les tournées de cuisines et d’électroménager, et les deux ne s’excluent pas. Vous validez la livraison dans l’application imposée, comme votre cahier des charges l’exige, et vous gardez votre propre dossier scellé du chargement. C’est justement lui qui vous servira le jour où cette même enseigne refacturera une casse sur la photo de son client final.
Demenagia ou le module de preuve de votre logiciel d’exploitation
Un module de preuve de livraison couvre le geste de la signature. La casse refacturée se joue avant, au chargement, et après, sur le compteur légal. Tant que ces deux extrémités ne sont pas tenues, le module vous laissera payer des retenues que vous auriez pu refuser. Demenagia ne remplacera pas votre logiciel d’exploitation, il prend en charge la seule partie qu’un logiciel commercial n’a jamais eu vocation à traiter.